Cette double communication propose une analyse diachronique de la calligraphie arabe au Maroc, en mettant en lumière son évolution esthétique, technique et symbolique à travers les siècles. Elle abordera également la question de l’image dans l’art graphique marocain. Pour la période médiévale, on se concentrera principalement sur le magnifique Coran rose, récemment réattribué au Maroc après avoir été longtemps considéré comme andalou. On parviendra ensuite au XIXe siècle et à la figure énigmatique de Qandusi (m. 1861), herboriste et calligraphe du souk de Fès. Son œuvre permettra de mettre en lumière le rôle de la calligraphie dans les dynamiques plurielles de renouveau spirituel, religieux et social à l’œuvre au Maroc, à une époque marquée par la confrontation avec de nouveaux modèles venus d’Europe et de l’Orient musulman.
Dimanche 7 juin, 14h00
Château de Fontainebleau – chapelle basse Saint-Saturnin