Ali Essafi part à la rencontre de la communauté des figurants de Ouarzazate qui chaque jour vivent dans l’espoir de pouvoir participer au tournage de l’un des grands films internationaux accueillis quotidiennement dans la ville depuis plusieurs années. De Kundun à Astérix, de Gladiator à d’innombrables adaptations de la Bible, les équipes de ces films sont venues recruter au sein d’une population perçue avant tout comme une main-d'œuvre bon marché. Pendant les castings ou sur les plateaux, Ali Essafi est à l’écoute de chacun des habitants : il filme les rapports de pouvoir, le mépris et les humiliations, et réussit à rendre compte, non sans humour, du contraste existant entre les impacts économiques de l’industrie cinématographique et les rêves que celle-ci continue pourtant de nourrir.