Au Salon de 1869 le peintre Alfred Dehodencq, inspiré par ses séjours en Espagne et au Maroc, expose L'Adieu du roi Boabdil à Grenade qui, à la suite de Chateaubriand, évoque l’abandon de la ville par le dernier roi nasride en 1492. Cette « Iliade » moderne est bientôt orchestrée par Henri Regnault, follement épris de l’Alhambra, qui représente son histoire et celle des « puissants Maures d’autrefois ». Si l’on peut dénoncer avec Linda Nochlin le fantasme sanguinaire de l’Exécution sans jugement (…) (1870), Boabdil, auquel s’identifiaient Regnault et d’autres artistes, reste aussi le symbole d’une nostalgie inscrite au coeur du voyage d’Orient.
Samedi 6 juin, 10h00
Château de Fontainebleau - chapelle de la Trinité