Miguel Branco

Après avoir investi le Musée de la Chasse et de la Nature en 2016, Miguel Branco, l’un des artistes majeurs de la scène artistique portugaise contemporaine, est invité au Château de Fontainebleau dans le cadre du FHA.  Ses œuvres présentées aux seins des différents espaces du château, comme le jardin de Diane, la galerie des Cerfs et la bibliothèque privée de Napoléon Ier, revisitent souvent des images puisées dans l’histoire de l’art, questionnant la nature et l’homme, son évolution, à travers l’animal et son regard. 

Capturer l’âme. Rosa Bonheur et l’art animalier

Pour célébrer le bicentenaire de la naissance de Rosa Bonheur (1822-1899), le château de Fontainebleau évoque le lien particulier de cette artiste avec le palais de Napoléon III. Rosa Bonheur exprime son talent à travers l’art animalier; une cinquantaine de tableaux, dessins, lithographies, sculptures sont présentés dans le fumoir de Napoléon III, conformément à l’installation de 1924, autour de la grande composition commandée par l’État en 1852, La Fenaison en Auvergne. Autant d’œuvres qui démontrent la fascination de Rosa Bonheur pour la majesté animale dont elle souhaite capturer l’âme.

Rosa Bonheur ou le point de vue des animaux

Cave Canem !

Dans le cadre du FHA22, le château de Fontainebleau présente jusqu’au 30 juin 2022 Cave Canem !, un accrochage qui rassemble pour la première fois depuis la fin de l’Ancien Régime une série de tableaux qui lança indéniablement la carrière de Jean-Baptiste Oudry (1686-1755).

Installations

Sans titre (Les Oiseaux) de Nuno Cera et Sans titre (Vautour dans le studio) de Joao Onofre, deux vidéo à découvrir dans la chapelle haute Saint-Saturnin et la grotte des Pins. 

L’œuvre vidéo de Nuno Cera met face à face le visiteur et l’oiseau. On sent la terreur latente de l’attente, la tension statique de la menace. En regardant ces images, on ne peut échapper à la fascination de la beauté sublime qui s’en dégage.

Un vautour est lâché dans le studio de travail de l’artiste. Libre mais contraint, l’animal ravage le lieu de vie pendant plusieurs minutes. Filmé en plan fixe, l’œuvre de João Onofre remet en perspective la notion d’habitat et le regard porté sur l’environnement du quotidien, la manière dont les choses sont ou non à leur place.