Gratuit et ouvert à toutes et tous, le festival de l’histoire de l’art a confirmé, du 5 au 7 juin 2026, son rôle de grand rendez-vous de partage des savoirs en atteignant les 39 000 visites. Organisée par l’Institut national d’histoire de l’art et le Château de Fontainebleau, cette 15e édition a proposé plus de 300 événements, faisant dialoguer recherche, patrimoine, création contemporaine et transmission.
Vitalité de la recherche, des patrimoines et de la création contemporaine : la scène marocaine
Consacrée à la mode et au Maroc, premier pays africain invité depuis la création du festival, cette édition a été marquée par un véritable déplacement des regards, en décentrant les récits et en faisant dialoguer d’autres héritages, d’autres géographies et d’autres perspectives. En ouvrant plus largement le festival aux scènes artistiques et aux recherches portées par le continent africain, elle a favorisé des dialogues inédits entre artistes, chercheuses et chercheurs, conservateurs, conservatrices, professionnels des musées, étudiantes, étudiants et grand public. Grâce à une importante délégation marocaine, des personnalités comme Salima Naji, Amina Agueznay, Izza Génini, Abdellah Karroum, Fatima Mazmouz ou Nabil Ayouch ont mis en lumière la vitalité de la recherche, des patrimoines et de la création contemporaine du Maroc, tout en renouvelant les perspectives sur les circulations artistiques entre l’Afrique, l’Europe et la Méditerranée.
La mode comme laboratoire de recherches, de pratiques et de créations
Le thème de la mode a confirmé la place désormais incontournable de ce champ dans la recherche en histoire de l’art. Les nombreuses conférences, débats et rencontres ont montré combien le vêtement constitue un prisme fécond pour interroger les représentations, les savoir-faire, les circulations culturelles et les enjeux sociaux, esthétiques et politiques contemporains. L’exposition des costumes de Christian Lacroix, la carte blanche confiée au Campus Mode, Métiers d’art et Design (MoMADe), qui a réactivé le festival Fashion-Z à travers performances et expérimentations étudiantes, ont illustré les croisements rendus possibles entre recherche, enseignement, métiers d’art et création contemporaine, confirmant le festival comme un lieu d’expérimentation et de rencontre.
Une programmation pluridisciplinaire pour tous les publics
Au cinéma d’art et d’essai Ermitage, une programmation de films et de courts métrages consacrés au Maroc ou à la mode a réuni le public autour de projections accompagnées de rencontres avec des réalisateurs, des réalisatrices et des critiques.
Le Salon du livre et de la revue d’art, organisé avec le concours de GrandPalaisRmn, a une nouvelle fois constitué un lieu privilégié d’échanges entre auteurs, autrices, éditeurs, éditrices, libraires et lecteurs. Spectacles, concerts, ateliers, visites et propositions artistiques ont prolongé ces dialogues dans des formats accessibles et ouverts à toutes et tous.
Le Festival a également réaffirmé son engagement en faveur de la diffusion de la recherche et de la transmission des savoirs, avec les présentations de nombreux projets scientifiques, les Rencontres professionnelles, les rendez-vous étudiants et l’Université de printemps d’histoire des arts consacrée cette année au thème « Arts et mode : emprunts et influences », réunissant des enseignantes et enseignants venus de toute la France.
En favorisant les rencontres entre disciplines, générations, institutions et scènes artistiques, cette édition anniversaire a montré combien le festival de l’histoire de l’art est un lieu où se construisent de nouveaux dialogues, où se déplacent les regards et où la recherche se partage avec le plus grand nombre. Elle confirme ainsi la capacité de l’histoire de l’art à éclairer les grands enjeux contemporains.