À Alger dans les années 90, Nedjma a 18 ans et rêve de devenir styliste. Comme d’autres étudiantes de son âge, elle refuse de porter le hijab. Le soir, avec ses meilleures amies, elle sort en boîte de nuit pour vendre ses créations aux jolies jeunes filles algéroises (« papichas »). Pour ce rôle qui l’a révélée au grand public, Lyna Khoudri a reçu le César du meilleur espoir féminin, et est ensuite devenue l’une des ambassadrices de la maison Chanel. Pour la cinéaste Mounia Meddour, la passion de Nedjma pour la mode possède une dimension symbolique : « la mode, qui dévoile et embellit les corps, constitue une résistance aux foulards noirs ».