A Fontainebleau, parler du Maroc évoque le rachat des captifs conduit par les Trinitaires : du XIII au XIXe siècle, ils ont eu dans l’enceinte même du château un couvent. Si celui-ci a disparu à la Révolution, leur grande chapelle est conservée, dans l’aile qui se développe à gauche de l’escalier en fer-à-cheval. Jusqu’à aujourd’hui, à part un chirurgien britannique à la toute fin du XVIIIe siècle, personne ou presque ne s’est préoccupé que le royaume était doté d’institutions dont le fonctionnement était à l’époque moderne proche de celui des cours occidentales (plus difficile à admettre que de dépasser le préjugé que : « les barbaresques font des captifs »). En partant de cette publication oubliée de William Lemprière et en explorant les sociétés de cour de part et d’autre de la Méditerrannée, il a semblé intéressant, en parcourant les palais labyrinthiques de Marrakech et Fontainebleau, de les comparer.
Vendredi 5 juin, 15h00
Château de Fontainebleau - vestibule Saint-Louis