Pour sa quinzième édition, le festival organise une réunion internationale étudiante unique au Maroc et en France, autour du thème Art, artistes, artisans – un lien organique ?
Organisé par l’Institut national d’histoire de l’art (INHA), en partenariat avec le Centre allemand pour l’histoire de l’art (DFK) à Paris, le musée Mohammed VI d’art moderne et contemporain et la Fondation pour l’art et la recherche, le projet a pour but de connecter, faire dialoguer, et faire collaborer des étudiants en doctorat venant du Maroc, d’Afrique, d’Europe, d’Allemagne et de France. Ce programme est rendu possible grâce au soutien du Getty par l’intermédiaire de l’initiative Connecting Art Histories.
Le thème « Art, artistes, artisans – un lien organique ? (Maroc, Afrique, Europe) » reflète une vision de l’histoire de l’art qui tout en étant mondialement connectée s’interroge sur les questions de production artistique, de circulations et d’échanges.
L’artisanat tient une place importante dans le paysage de l’art contemporain au Maroc. Séparé arbitrairement de la création artistique sous le Protectorat, nommé « art indigène », l’artisanat a tout de même vocation à être intégré aux Beaux-Arts. Au Maroc, les artistes de l’Ecole de Casablanca ont immédiatement instauré un dialogue avec les artisans afin de redéfinir le rôle de l’art dans la société marocaine. Ces échanges persistent aujourd’hui, notamment à travers le travail d’artistes femmes, d’artisanes, d’anthropologistes et d’architectes (Amina Agueznay, Sara Ouhaddou, Salima Naji).
L’édition 2026 des Rencontres internationales étudiantes :
- Revisitera le lien entre les arts, l’artisanat et les métiers d’art à travers la notion de « technè » venant de la Grèce Antique
- Evoquera les mouvements européens qui ont mis en pratique ces liens (le Bauhaus par exemple)
- Questionnera le rôle de la colonisation dans la construction idéologique d’une distinction entre ces domaines (les arts indigènes)
- S’interrogera sur la façon dont les artisans maghrébins et africains ont répondu à la demande européenne par le biais du marché de l’art et des expositions universelles
- Explorera les dimensions féminines, écologiques, et décroissantes de ces pratiques renouvelées
- Se penchera sur le développement récent des « métiers d’art » en France
- Examinera la relation dynamique et inégale entre l’influence coloniale et les traditions locales dans la construction des catégories de l’histoire de l’art
Au sujet du Festival de l’histoire de l’art et des Rencontres internationales étudiantes
Créées par l’Institut national d’histoire de l’art, les rencontres internationales étudiantes font partie du Festival de l’histoire de l’art (FHA). Tous les ans, le programme du festival est structuré autour d’un thème central et d’un pays invité. L’ouverture de l’histoire de l’art à des pays invités assure au festival une envergure au-delà de ses frontières, offrant ainsi un espace de dialogue et encourageant la collaboration internationale. Cette année, et pour la première fois, un pays africain est mis à l’honneur : le Maroc. Par conséquence, cette édition sera marquée par des collaborations avec les universités et les musées les plus importants du Maroc.
Pour la cinquième année consécutive, les rencontres internationales étudiantes prendront la forme d’un séminaire de recherche associé à une participation libre au festival. Le programme fournit l’opportunité de créer des connections fortes entre les doctorants participants et offre des rencontres privilégiées avec des universitaires et des professionnels travaillant dans le domaine de l’histoire de l’art, du monde muséal et de l’héritage culturel. En encourageant de nouvelles relations parmi les pairs et en facilitant les échanges avec les professionnels, le programme offre une contribution significative dans le parcours académique des participants mais aussi dans leur développement professionnel en leur ouvrant des perspectives internationales
Le programme
En tant qu’outil d’entrainement et en tant que plateforme pratique pour l’histoire de l’art, le séminaire se déroulera lors de deux sessions :
- Première session : du lundi 11 mai au vendredi 15 mai 2026 à Rabat.
Cinq jours de workshops, rencontres avec des professionnels de la culture et des historiens de l’art, et des visites de collections, expositions et des archives liés au Maroc - Deuxième session : du mardi 26 mai au samedi 7 juin 2026
A Paris, deuxième session de workshops, rencontres et visites, puis à partir du vendredi 5 juin, les participants assisteront à des conférences, des tables-rondes, des rencontres professionnelles, et d’autres événements de la riche programmation du festival (les événements se tiendront en français)
Conditions de candidature
Cet appel est ouvert aux doctorants menant des études d’histoire de l’art, sur l’héritage culturel, d’architecture, sur les études muséales ou d’archéologie.
Limite de candidature : mercredi 25 février 2026 (minuit).
Les candidatures doivent être envoyées par le formulaire dédié. Les candidats doivent fournir :
- Un CV
- Un texte de 4000 signes maximum, présentant leurs recherches et le lien avec le thème
- Une lettre de motivation expliquant leur intérêt pour cet échange (1 page, en anglais ou en français)
La sélection se fera sur la base de la qualité scientifique de la proposition et de la motivation du candidat. L’aisance en français et en anglais est nécessaire.
Le Festival et ses partenaires couvriront l’hébergement, le transport, et rembourseront tous les repas durant les deux sessions au Maroc et en France, ainsi que toutes les entrées de musées et d’expositions.
Les coordinateurs du projet
- Centre Allemand pour l’Histoire de l’art (DFK Paris) : Julia Drost, directrice de recherche responsable des programmes de soutien à la recherche
- L’Institut national de l’histoire de l’art (INHA) : Hadrien Laroche, directeur scientifique du Festival d’Histoire de l’Art
- Musée Mohammed VI d’art moderne et contemporaine : Nadia Sabri, directrice
Pour toute question concernant le programme des rencontres internationales étudiantes, veuillez contacter :
- INHA : Sophie Goetzmann (sophie.goetzmann@inha.fr)
- DFK : Julia Drost (jdrost@dfk-paris.org)